Racisme et DISCRIMINATIONS

 

Gens du voyage :

discriminations disproportionnées !

Dans une délibération rendu publique fin octobre (1), la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) a une nouvelle fois critiqué les discriminations subies par les gens du voyage en France, concernant notamment le droit de vote, et le carnet de circulation
La HALDE avait déjà adressé ces critiques il y a deux ans, demandant au gouvernement d'y mettre fin. En vain, malgré une relance fin 2008. D'où cette piqure de rappel, cette fois rendue publique.

Titres de circulation : visa tous les trois mois !
Ces citoyens nomades (environ 300 000 personnes comme le rappelle la Halde)
doivent avoir un carnet de circulation - un document obligatoire qui doit être visé par la police ou la gendarmerie tous les trois mois. A défaut, ils risquent une peine allant de trois mois à un an de prison. Pour la HALDE, ces moyens de controle sont "disproportionnés", tant de par leur fréquence que des peines encourues.
La Halde demande de supprimer l'obligation de faire viser
tous les trois mois, ainsi que les peines de prison pour laisser place à des contraventions.

Droit de vote, citoyens de second rang !
Les gens du voyage doivent être rattaché depuis au moins trois ans à une commune avant de pouvoir voter. Pour la HALDE, rien ne justifie un tel traitement, l'instance faisant le parallèle avec les sans domicile fixe qui doivent justifier de six mois de rattachement.  Il est «inconcevable de les priver, du seul fait de leurs origines ou de leur mode de vie, d'un droit aussi important, lequel constitue l'un des fondements essentiels d'une société démocratique», insiste la HALDE qui considère cette mesure comme une « discrimination directe (...) dans l'accès à l'un des droits les plus élémentaires du citoyen».

 

(1) Délibération n° 2009-316 du 14 septembre 2009, JO du 17 octobre 2009.


A propos de DURBAN 2

et la déclaration finale de la conférence

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) salue l'adoption de la Déclaration finale de la Conférence d'examen de Durban. « Ce texte est l'antithèse du discours d'Ahmadinejad », a déclaré Julie Gromellon, représentante de la FIDH auprès des Nations unies. « Il condamne l'antisémitisme, dénonce l'incitation à la haine, qui est contraire aux droits humains, rappelle l'Holocauste et ses victimes également ».

« A tous ceux qui ont voulu diaboliser cette conférence, ce document est la meilleure réponse, un consensus international pour dénoncer le racisme sous toutes ces formes et appeler à la mise en œuvre des règles internationales, sans stigmatiser un Etat plus qu'un autre », a-t-elle ajouté.

La déclaration fournit également la première reconnaissance internationale, acceptée aussi bien par les Etats occidentaux que les Etats musulmans, des attaques et autres formes de discriminations constatées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, à l'encontre des populations musulmanes. Il écarte dans ce contexte, l'utilisation de la notion politique de « diffamation des religions », contraire aux droits de l'Homme en ce qu'elle empêcherait de critiquer une religion et validerait également le blasphème ou l'aposthasie.

« La FIDH estime fondamental que ce texte ait été adopté à l'unanimité des participants à la Conférence, renforçant ainsi son poids et sa valeur politique, renforçant également l'isolement de l'Iran, dont la diatribe raciste n'aura pas réussi à prendre en otage la Conférence. »

« Nous regrettons l'absence de plusieurs Etats occidentaux. Ce texte mérite leur soutien. Ils peuvent toujours en reconnaître la valeur en y adhérant a posteriori. », a précisé Julie Gromellon.

La FIDH aurait souhaité la Conférence aille plus loin sur la question des réparations, celle de l'occupation étrangère, sur les Roms et les migrants, et reconnaisse  les discriminations à l'encontre des castes ou en raison de l'orientation sexuelle. La FIDH poursuivra sa mobilisation pour que les droits humains soient garantis de manière universelle, sans discrimination.

Genève, Paris, le 22 avril 2009

Charte CONTRE LE RACISME

de Royan

 
Cette charte a été rédigée par les participants de la Semaine d'Education contre le Racisme, en mars 2008,
à l'initiative du Centre socio-culturel de Royan, l'Association pour la promotion des gens du voyage (APGV), le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et SOS Racisme.


Entrons dans l'arc-en-ciel, main dans la main :
noir, blanc, cuivré, bronzé, café au lait
dans une ronde colorée.

Nous sommes des humains qui tous rient et pleurent,
avec un cerveau et un coeur
et chez tous coule un sans rouge.

Je suis, tu es, nous sommes ensemble.

Ensemble, nous nous engageons à :

- dire non au racisme

- proclamer que nous sommes tous une seule race,
celle de l'homme

- édifier chaque jour le mur de l'espoir

- effacer les regards de haine et remplacer cette haine par l'amour
pour qu'il n'existe plus de frontières

- ne pas rejeter ceux qui sont différents en se moquant d'eux,
mais cultiver la différence comme une vraie richesse.
L'amitié se nourrit de la communication

- partager la planète où tout le monde a le droit de vivre