COpenhague 2009 : ultimatum climatique

sommaire :


Les enjeux du sommet de Copenhague

5 heures de conférences débats pour le climat et la justice sociale, Royan, 27 novembre 2009

manifestation à Royan, samedi 12 décembre

Appel Ultimatum Climatique Justice social
Copenhague : KESAKO ?

 

De Kyoto à COPENHAGUE

Chacun d'entre nous peut faire quelque chose

Du 7 au 18 décembre 2009,

la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique

se tiendra à COPENHAGUE.

Depuis quelques dizaines d’années, l’humanité a pris conscience qu’il ne pouvait pas y avoir de croissance infinie sur une terre finie. Elle sait qu’il faudra en tirer des conséquences radicales. Elle peine à le faire.

Le sommet de Copenhague doit prendre des mesures pour limiter le réchauffement climatique. Les négociations qui préparent ce sommet piétinent. Il y a très peu de chance pour que ce que préconise le groupe d’experts intergouvernemental  sur l’évolution du climat (GIEC) soit mis en œuvre après le sommet de Copenhague.

Pourquoi? Parce que L’Europe et l’Amérique du Nord, premiers responsables du réchauffement climatique, refusent de s’engager suffisamment pour entraîner les autres continents et ne sont pas prêts à apporter l’aide nécessaire aux pays qui sont victimes de notre mode de développement. Or, tout retard dans la prise des décisions qui s’imposent ne fera qu’aggraver la situation. Ce sont les pays les plus pauvres et dans les pays riches les chômeurs et les précaires qui feront les frais de cette absence de volonté politique. Absence de volonté politique qui découle de la dépendance des gouvernements à l’égard de l’oligarchie qui détient la réalité du pouvoir et accroît vertigineusement les inégalités. Or, cette oligarchie ne veut rien changer à son mode de domination comme sa réaction face à la crise financière qui a éclaté en 2008 (entraînant une crise économique et la montée du chômage) le montre tous les jours.

Réchauffement climatique, épuisement des énergies fossiles

et justice sociale doivent être pris en compte ensemble.

Face à cette situation, les peuples, les citoyennes et citoyens du monde, peuvent baisser les bras devant la complexité des problèmes, le blocage politique et le cynisme de l’oligarchie, au risque de voir se mettre en place des régimes de plus en plus autoritaires menant droit à la barbarie. Ou, au contraire, les citoyennes et les citoyens du monde peuvent, conscients qu’il n’y a pas de fatalité et que l’avenir n’est écrit nulle part, se lever, débattre (pour repenser la notion de progrès dans une forme autre que celle de l’accumulation d’objets, de biens, de privilèges, de pouvoirs), chercher les voies d’une sobriété conviviale et d’une société juste, réinventer la démocratie, retrouver le goût de transformer le monde et de changer la vie.

< C'est ce que nous vous proposons le vendredi 27 novembre, demain... et le 12 décembre ! >



5 heures pour le CLIMAT et la JUSTICE SOCIALE
vendredi 27 novembre,

Palais des congrès de Royan


Programme de la soirée

[18 h / 20 h ] :

« Défis alimentaires et respect de la planète :

utopie ou espoir ? »soiree1

conférenciers :

. Benoît Biteau, paysan bio de Sablonceaux, Confédération paysanne

Lauréat des premiers Trophées de l'Agriculture durable, Benoît Biteau se définit comme un paysan bio. Diplômé en Ingénierie des techniques agricoles, il a occupé différents postes à responsabilité (dont directeur technique au Parc du Marais Poitevin) avant de reprendre en 2007 l'exploitation de son père, qu'il a transformée pour respecter la nature et ses ressources.

. Alain Gioda, hydrologue, Université de Montpellier

Historien du climat, Alain Gioda a écrit plusieurs articles et livres sur l'eau. Il est notamment personne-ressource en histoire du climat auprès de l'Unesco (Programme Hydrologique International) et de l'OMM (Programme Climatologique Mondial).

 

[21 h / 23 h ] :

« Construire ensemble l'économique, le social et l'environnemental »

conférenciers :

. Marc Seminel, animateur Environnement Développement durable, LDH (annulé pour grippe)

Militant de la Ligue des droits de l'Homme, Marc Seminel anime avec Michel Savy, économiste, le groupe de travail « Environnement Développement durable de la LDH au niveau national. Passionné de philosophie de l'environnement, il a notamment présidé une association écologiste de défense des espaces naturels de la Vienne.

. Jean-Marie Harribey, économiste, co-président d'ATTAC

Maître de conférences à l'université Montesquieu (Bordeaux IV), ses domaines de recherche sont la critique de l'économie politique, la théorie de la valeur, la socio-économie du travail et de la protection sociale et le développement soutenable. Il est une figure du courant de pensée économique anti-néolibérale. Co auteur « Sortir de la crise globale, Vers un monde solidaire et écologique », La Découverte, Paris, 2009.

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[à 18 h et à 20 h ]

projection du film

«Tous à Copenhague : ultimatum climatique» (20 mn), réalisé par les Amis de la Terre, sur les enjeux du réchauffement climatique et de la fin des énergies fossiles

 

Encas et apéro bio entre 20 et 21 h

offert par Biocoop de Vaux-sur-Mer

 

Manifestation organisée avec le concours de la ville de Royan




Appel à

Manifestation !

samedi 12 décembre

 

 

nous invitons les citoyens du pays royannais à venir nombreux,

marcher ou rouler (vélo, trottinette, patins...)

Pour une manifestation pacifique

dans les rues de Royan

pour se joindre à la journée mondiale de mobilisation et aux dizaines de milliers de marcheurs, cyclistes, etc. dans des centaines de villes du monde entier


départ 14h30 - patinoire de la grande Conche (port) à Royan

retour patinoire







Message lu en début de manif

12 decembre 2009 / royan


Bonjour à toutes et à tous.

Depuis lundi 7 décembre 2009 a lieu le sommet international sur le climat qui se termira le 18, à Copenhague. Copenhague c'est deux semaines de tractations, de compromis, de discussions entre des chefs d'État et de gouvernement représentant 192 pays confrontés au plus grand défi qu'ils aient jamais eu à affronter : préserver notre planète de changements climatiques dramatiques.dsc04447

Nous savons tous que la terre est notre patrimoine commun et qu'aucun pays ne peut dans son coin émettre des gaz à effets de serre sans avoir conscience qu’il endommage notre planète.

Nos activités humaines depuis toujours exploitent les ressources que nous offre l’environnement : pétrole, gaz, minéraux, eau, air, etc.

Nous savons maintenant que le stock n’est pas illimité.

Nous savons aussi que le développement économique tel qu'il a été soutenu ne produit pas plus d'égalité et de justice, bien au contraire.

Nous sommes donc contraints à reconsidérer notre mode de vie, à revoir nos idées de confort, et nous, les pays riches, à abaisser notre taux d’égoïsme.

Avant Copenhague, il y a eu Kyoto, en 1997. A l'époque, un prix avait été fixé pour les émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi qu’un système d’échange de quotas entre pays fort producteurs et les plus modérés. Nous savons avec le recul ce qu’il en est advenu : des pays comme les U.S.A. n’ont pas ratifié ce traité, d’autres, comme le Canada, n’ont pas respecté leurs engagements, quant au cours de la tonne de CO2 côté en bourse, il s’est effondré… Bref, un échec.

Un nouveau marché du carbone ne changera rien.

 

Copenhague se devra donc d’être exemplaire et ambitieux : il y a urgence !

Il y urgence climatique et urgence sociale

Cet appel est le mot d'ordre derrière lequel des milliers de citoyens dans des milliers de villes partout dans le monde manifestent aujourd'hui.

Des citoyens qui veulent dire aux Etats qui négocient à Copenhague leurs exigences.

L'argument du cout financier n'est pas recevable. Les blocages sont ailleurs : les lobbys pétroliers, gaziers, automobiles, nucléaires...

A Copenhague, les Etats doivent poser les bases d’une société enfin

fraternelle où l’homme est essentiel et l’économie devenue accessoire.

Copenhague peut marquer ce changement c'est pourquoi la mobilisation de chacun doit continuer.

Tout ne s'arrête pas le 12 décembre




dsc04455Tract distribué le 12 décembre

Urgence climatique et Justice sociale

Sommet de Copenhague :

On ne négocie pas avec le climat, on agit !

 

Depuis lundi 7 décembre 2009, se déroule à Copenhague le sommet international sur le climat. Deux semaines de tractations, de compromis, de discussions entre des chefs d'État et de gouvernement représentant 192 pays confrontés au plus grand défi qu'ils aient jamais eu à affronter : préserver notre planète de changements climatiques dramatiques.

 

La terre est notre patrimoine commun, aucun pays ne peut dans son coin, en solitaire, émettre des gaz à effets de serre sans avoir conscience qu’il endommage notre planète. Nos activités humaines depuis toujours exploitent les ressources que nous offre l’environnement : pétrole, gaz, minéraux, eau, air, etc. Tout, autour de nous, n’est que ressources naturelles transformées. Nous savons maintenant que le stock n’est pas illimité. Nous sommes contraints à reconsidérer notre mode de vie, à revoir nos idées de confort, et nous, les pays riches, à abaisser notre taux d’égoïsme.

A Kyoto, en 1997, un prix avait été fixé pour les émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi qu’un système d’échange de quotas entre pays fort producteurs et les plus modérés. Nous savons avec le recul ce qu’il en est advenu : des pays comme les U.S.A. n’ont pas ratifié ce traité, d’autres, comme le Canada, n’ont pas respecté leurs engagements, quant au cours de la tonne de CO2 côté en bourse, il s’est effondré… Échec.

 

Copenhague se devra donc d’être exemplaire et ambitieux : il y a urgence !

Urgence environnementale et justice sociale.

 

Le réchauffement climatique n’aura pas pour seul effet d’allonger la saison touristique de Royan ! Déjà, la concentration des GES est si intense que les éléments naturels absorbeurs de ces GES (forêts, mer,…) n’en peuvent plus. Aux pôles, la fonte des glaces dépasse les prévisions même les plus pessimistes. Les déserts avancent au détriment des surfaces cultivables ou des pâturages. Plus grave, suite à l’érosion, aux cycles de tempêtes, à la pénurie d’eau potable, aux inondations etc., les populations menacées se déplacent. Le GIEC (groupe d’experts de l’ONU) estime à 200 000 le nombre de personnes réfugiées par an ; il en prévoit plusieurs millions à l’avenir. Victime en premier : l’Afrique, où les paysans sans terre, les éleveurs sans troupeau se réfugient en périphérie des grandes villes où s’exacerbent violence, exclusion, détresse.

Nous, pays riches, avons la capacité de réagir. Notre économie s’adaptera. Mais l’écart entre pays privilégiés et pays défavorisés s’accentuera. Le dérèglement climatique en cours touche plus durement les sociétés vulnérables et nous pouvons nous attendre à un afflux fort de migrants, de réfugiés climatiques, de désespérés fuyant la violence de leurs sociétés. Si nous prévoyons aisément les dégâts environnementaux, nous ne pouvons guère prévoir les conséquences géopolitiques du dérèglement actuel et les conflits à venir.

 

dsc04464L’un des enjeux de Copenhague sera de fixer l’aide financière, les transferts de technologie gratuits que nous nous devons d’apporter aux pays en détresse climatique ; des populations souffrent et meurent et si, ce samedi 12 décembre, d’innombrables manifestations se déroulent dans le monde comme ici à Royan, c’est pour interpeller nos gouvernants afin que cesse l’indifférence. La prise de conscience est en bonne voie, il faut agir, ne pas en rester au stade des bonnes intentions. Les pays du Nord doivent fournir l’effort le plus important, les pays émergents comme la Chine ou l’Inde doivent montrer de la compréhension et les pays du Sud doivent pouvoir compter sur nous.

 

A Copenhague, les participants doivent poser les bases d’une société enfin

fraternelle où l’homme est essentiel et l’économie devenue accessoire. Si un ou plusieurs états se voulaient gagnants, alors, soyons certains qu’il n’y aurait que des perdants.

 

Au nom du Collectif Copenhague pays royannais

(ATTAC, LDH, Une pointe pour tous, Confédération paysanne et Europe Écologie)



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Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

 


COPENHAGUE : KESAKO ?


Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques.

Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche.

En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.

compte à rebours !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…
Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :   
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone   
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s'adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.