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police justice


Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 18:14
- Par LDH Pays Royannais

Pour la troisième fois en quelques années, Nicolas Sarkozy vient de violer sciemment la norme constitutionnelle la plus fondamentale de la République : la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.
De même qu’il avait désigné Yvan Colonna comme le meurtrier du préfet Erignac avant même qu’aucune autorité judiciaire n’ait examiné le dossier – lequel n’est toujours pas clos –, de même qu’il avait désigné Dominique de Villepin comme le commanditaire des faux de l’affaire Clearstream plusieurs semaines avant le procès – qui a d’ailleurs démenti ce « pré-jugement » –, il vient de qualifier la personne arrêtée dans l’affaire du meurtre de la jeune Laëtitia de « présumé coupable », en répétant volontairement cette qualification qui annule toute différence entre interrogatoire policier et condamnation judiciaire.
Le président de la République, que l’article 5 de la Constitution charge de veiller au respect de la Constitution et dont l’article 64 de cette même Constitution fait le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, vient ainsi de se substituer une fois encore aux juges indépendants pour décider de l’innocence ou de la culpabilité d’une personne soupçonnée d’un crime.
Ainsi, non seulement il accuse mensongèrement magistrats et policiers d’avoir manqué aux devoirs de leur charge – alors que c’est la politique qu’il mène depuis des années qui empêche le suivi efficace des personnes déjà condamnées en privant de moyens ceux qui y travaillent réellement –, mais il viole délibérément l’article 8 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen qui garantit constitutionnellement la présomption d’innocence, c’est-à-dire le droit à être jugé dans des conditions conformes à l’état de droit et non désigné publiquement à la vindicte populaire.
Dans toute autre démocratie, un tel comportement serait considéré comme incompatible avec l’exercice de responsabilités politiques au plus haut niveau de l’Etat.
L’article 68 de la Constitution prévoit que le président de la République relève de la Haute Cour « en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». Si la violation délibérée et répétée de la séparation des pouvoirs et d’un des principes constitutionnels les plus fondamentaux de la République ne relève pas de cette procédure, quel niveau de délinquance constitutionnelle faudra-t-il atteindre pour mettre fin à l’impunité présidentielle en la matière ?
La Ligue des droits de l’Homme, qui assure magistrats et policiers de son soutien face à la calomnie, rappelle que « toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution » (article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen). Le respect des lois et de l’ordre public ne se divise pas. Il est gravement menacé lorsque ceux qui ont la charge de le garantir donnent l’exemple de sa méconnaissance.

Communiqué LDH Paris, le 4 février 2011  

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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 16:35
- Par LDH Pays Royannais

images-copie-1.jpeg   Jean-Pierre Dubois, président de la LDH,
 participera à l’émission de France inter « le téléphone sonne » ,
 le mardi 11 janvier à 19h20.
 Emission qui aura pour thème le Défenseur des droits.... un grand projet fourre-tout qui, au bout du compte, diluera notamment la Halde ou encore le contrôleur général des lieux de privation de liberté. Autant de reculs pour la défense et la promotion des droits et les libertés des citoyens.

 

 

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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 10:25
- Par LDH Pays Royannais

Le projet de loi LOPPSI 2 (loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure) sera examiné en 2è lecture par les députés, à partir du 23 novembre.

Parce que tout citoyen est censé ne pas ignorer la loi, et que celle qui se prépare promet de nouvelles atteintes aux libertés et aux droits en faisant le choix du " toujours plus " sécuritaire (vidéosurveillance, internet, police municipale, squatt,...), nous avons réalisé cette note d'actualité (certainement pas exhaustive) de ce que ce nouveau projet prévoit... La suite en cliquant LA !

Et si l'indignation vous prend d'aller plus loin (comme le recommande Stéphane Hessel dans son dernier petit livre), contactez nous !

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